Inéluctablement,
Inexorablement,
Invariablement,
On ne s'est ignoré,
On ne s'est que peu parlé,
On s'est tant aimé,
Chacun drapé dans la couette sans son orgueil,
Même pas si vrai.
La couette chauffait la chambre à nos souhaits.
Offrant toutes affections à cette autre autre.
Le temps est passé,
Douleur de la séparation proche.
Douleur de solitude non partagée.
Retour vers l'attitude communément adaptée,
Avis d'un être aimé....
Blocage du comportement est plus adapté,
Frustration de ne pas utiliser nos derniers moments.
Pour aimer ou désaimer,
D'égrener ce temps si précieux à tout va.
Que l'on perd derrière soi comme le Petit Poucet.
Lâchait à jamais ses petits cailloux blancs...
Je me suis levée cette nuit dormant mal.
J'ai repris bonbons lobotomie pour dormir.
Et oublier. Oublier que je suis dans mon lit,
Sans aimer.
Je me suis regardée dormir.
Je n'ai rien vu.
Espérant un réveil, un sursaut.
Un signe de désir, d'amour, de paix
J'en suis quitte à m'écrire un mail, tuer ce temps,
Qui était pour moi, pas contre toi.
L'urgence de la vie.
L'urgence de la mort.
Demain, sera un jour, celui si redouté.
J'ai osé faire d'un jour un enchantement...
Qui restera une symphonie inachevée,
De soirées chaudes et lointaines.
La séparation va me rendre amère,
De moments volatilisés,
Disparus du compte préalablement prévu.
L'urgence de la vie.
L'urgence de la mort.
Demain matin, je ne sais dans quel état, je serai.
Fatiguée, frustrée de toi, en manque de nous,
Et agacée,
D'avoir laissé passer ces derniers instants,
qui nous étaient beaux et offerts...
© t.rez/aussi.
