Inéluctablement,
Inexorablement,
Invariablement,
On ne s'est ignoré,
On ne s'est que peu parlé,
On s'est tant aimé,
Chacun drapé dans la couette sans son orgueil,
Même pas si vrai.
La couette chauffait la chambre à nos souhaits.
Offrant toutes affections à cette autre autre.
Le temps est passé,
Douleur de la séparation proche.
Douleur de solitude non partagée.
Retour vers l'attitude communément adaptée,
Avis d'un être aimé....
Blocage du comportement est plus adapté,
Frustration de ne pas utiliser nos derniers moments.
Pour aimer ou désaimer,
D'égrener ce temps si précieux à tout va.
Que l'on perd derrière soi comme le Petit Poucet.
Lâchait à jamais ses petits cailloux blancs...
Je me suis levée cette nuit dormant mal.
J'ai repris bonbons lobotomie pour dormir.
Et oublier. Oublier que je suis dans mon lit,
Sans aimer.
Je me suis regardée dormir.
Je n'ai rien vu.
Espérant un réveil, un sursaut.
Un signe de désir, d'amour, de paix
J'en suis quitte à m'écrire un mail, tuer ce temps,
Qui était pour moi, pas contre toi.
L'urgence de la vie.
L'urgence de la mort.
Demain, sera un jour, celui si redouté.
J'ai osé faire d'un jour un enchantement...
Qui restera une symphonie inachevée,
De soirées chaudes et lointaines.
La séparation va me rendre amère,
De moments volatilisés,
Disparus du compte préalablement prévu.
L'urgence de la vie.
L'urgence de la mort.
Demain matin, je ne sais dans quel état, je serai.
Fatiguée, frustrée de toi, en manque de nous,
Et agacée,
D'avoir laissé passer ces derniers instants,
qui nous étaient beaux et offerts...
© t.rez/aussi.
en rappel à une note que j'avais faite,
suite à un manque de tolérance, à des manques de respects :
" Notre mode d'expression. "
Je pense qu'il est utile de réfléchir sur la manière
dont nous diffusons nos textes ou nos images.
Les échanges offerts peuvent être puissants.
Ils poussent à la réflexion et nous obligent à descendre en soi,
à prendre de l'intensité, ou au contraire à laisser tomber.
Il me semble très important dans une communauté
d'être libres d'échanger, d'écouter, de s'accepter.
Ces derniers mois ont été pesants pour beaucoup,
face à cette intolérance, face à la gratuité d'une personne.
Ce qui me choque souvent est le non-respect de l'autre.
Celui qui invente son histoire,
ou se révèle tel un vil personnage et va en démolir un autre.
Le manque d'Humanité me révolte.
Il va de soi, j'entends, que si l'on est en contact,
ce n'est pas pour se faire injurier, ni menacer.
C'est bien une chose que je réfute.
L'échange est une ouverture d'esprit.
L'ouverture d'esprit ne peut qu'enrichir l'autre.
Que ce soit l'auteur de la note, ou du commentaire déposé.
Chacun est libre de ses mots.
C'est le principe du blog
Mais le contact est bien là pour participer à la discussion,
et pas pour s'y fermer, encore moins pour la détruire.
Alors il nous revient de monter ces marches !
Où se trouve le respect chez ces personnes ?
Le fait de tenir un blog donne t-il ce droit ?
Le fait de tenir un blog permet-il ces bassesses ?
Car la personne touchée en souffrira, mais ça ne se verra pas.
Un blogueur n'est pas visible !
Et que cette personne finisse par devoir quitter son blog,
jusqu'à être arrachée de ses amis,
est à mon sens désastreux.
Ah oui, on peut me dire qu'elle a choisi !
A elle de se trouver une autre plate-forme,
s'il lui reste le courage d'oser.
Mais les bases de ce départ me révoltent.
Il y a donc autant de blogueurs viles
que de blogueurs honnêtes ?
Il faut être fort pour résister à ces atteintes obsédantes,
souvent ambigües et laides.
Inutile de dire que c'en est malsain et troublant.
Je revendique : l'Humanité, la Tolérance, le Respect, l'Ecoute.
Je hais : l'Homophobie, la Gratuité, l'Inutilité.
Je veux ajouter que : la valeur d'un blog n'est pas
proportionnelle à son nombre de visiteurs.
" La Tolérance est un moment provisoire,
elle permet à ce qui ne s'aiment pas
de se supporter ensuite en attendant de s'aimer"
V.Jankélévicîch.
Et il y a longtemps que j'ai fait, mais j' envoie cette note à tous.
Parce que l'avenir me fait peur.
Parce qu'il faut l'affronter.
Parce qu'il est difficile de l'envisager,
Autrement qu'un désir comblé.
Parce que rire ou pleurer
est un signe de fragilité.
Parce que toutes les convenances
nous font jouer des apparences.
Parce que je ne veux tricher à aucun moment.
Parce que jongler des sentiments,
est un affront que je ne veux lancer.
Loin de moi cette idée.
La vie ne me sourit pas souvent.
Mais elle sait intimement :
Pourquoi ça...
Fidèle comme un poème de foi,
Et de cela elle ne doute pas.
Pourquoi ça ?
©t.rez
Tu me liquéfies tant tu me ressembles.
Le courage déposé sur mon cœur le rend vulnérable.
J'aimerais m'y étendre tant à l'aise.
C'est un remède bien plus beau qu'une braise !
Les mots qui transportent par delà la folie,
Avec la sagesse toute en badinerie.
Je peux percer cette valse d'hésitation.
Je redeviens sauvage sous ma détermination.
Epouse ma mort, cannibale totem.
Tu n'en es pas au premier blasphème.
Sacrifie-moi durant ce joyeux rituel.
Ayons la sagesse de ne pas rester éternels.
Là où tout n'est que nature et harmonie,
Apparente-moi à tes souffrances sorties.
Glisse dans ma douleur.
Sois de la tête mon chasseur
.
Explore le néant inachevé des corps.
Sculpte et exulte mon corps.
Abats de ton sang ma parure.
Je veux devenir telle une peinture.
Expose-moi près de la rivière.
Là où les eaux me porteront aux enfers.
Ni trahi, ni trompé, ta foi rejoindra la vie.
Tant tu me ressembles, tu te liquéfies.
©t.rez
L'Amour est assis sur le crâne
De l'Humanité.
Et sur ce trône le profane,
Au rire effronté.
Avec tout son panache
D'un sombre enjoué
En ce siège parade,
D'un rictus forcé.
Souffle gaiement des bulles rondes,
Qui montent dans l'air,
Comme pour rejoindre les mondes
Au fond de l'éther.
Ces bulles toutes immondes
Qui éclatent sur la terre,
Où pénètrent mon pull-over,
Couleur de la terre entière.
Ce globe lumineux et frêle,
Prend un grand essor,
Crève et crache son âme grêle,
Comme un songe d'or.
Mes globes dressés et fiers,
Dirigés vers l'enfer,
Annoncent leurs essors
Dirigés vers ton corps.
J'entends le crâne à chaque bulle,
Prier et gémir :
"Ce jeu féroce est ridicule,
Quand doit-il finir ?"
Traîne ton âme dans la lune,
Crie et vomis.
Reconnais la brume,
Qui déjà songe à agonir.
Car ce que ta bouche cruelle
Eparpille en l'air,
Monstre assassin, c'est ma cervelle,
Mon sang et ma chaire.
Mon jardinier de sa pelle,
Remuera la terre,
Panaché enjoué, c'est ta cervelle
Vidé de ton sang, de ta chaire.
© Charles/t.rez
GITANE.
De la douceur, de la douceur, de la douceur !
Calme un peu tes transports fébriles, ma charmante.
Même au fort du déduit parfois, vois-tu, l'amante
Doit avoir l'abandon paisible de la sœur.
Qui avec tant d'éclats, qui avec tant de joies,
Dans lesquels chaque jour tu allais jouer de ta soie,
Causes de tes douleurs de fille, de sœur, de femme.
Elle fut usée du regard des hommes sur toi.
Sois langoureuse, fais ta caresse endormante,
Bien égaux tes soupirs et ton regard berceur.
Va, l'étreinte jalouse et le spasme obsesseur
Ne valent pas un long baiser, même qui mente !
Mais je n'en suis pas loin l'une de tes enfants.
Puisque je vais mon corps, mon âme languissants.
Que du bout de l'horizon m'appellent mes racines,
Avant d'atteindre un âge où l'avenir décline.
Mais dans ton cher cœur, me dis-tu mon enfant,
La passion va sonnet l'olifant !…
Laisse-la trompeter à son aise, la gueuse !
Dans tous les moments de silence,
Peuplés et vaincus du vide et de l'absence,
Me laissent songer qu'ils sont présents.
Mets ton front sur mon front, ta main dans ma main,
Et fais-moi des serments que tu rompras demain.
Et pleurons jusqu'au jour, ô petite fougueuse !
Ça me fait mal quand j'y pense, ça me fait mal.
Tu t'es faite légère envolée Gitane.
Adieu ta robe de soie, adieu j'ai mal de toi.
© Verlaine/ t.rez
J'écris en rouge.
Rouge à éclater,
Les poings serrés.
Je parle rouge.
Je me sens sang,
D'un sang de diamants,
Sang couleur rouge.
Sans résoudre ce bloc rouge,
Mon cœur rouge et glacé.
Couleur désirée de liberté.
Le temps est de ce sang.
Il y a des globules blancs,
Il y a des globules rouges,
Et peut-être des globules de rosées.
Ce temps qui se déroule,
Qui me soule de liberté,
Me mets la chair de poule,
Se couvre de sa cagoule.
Et pendant ce temps,
Amoureusement,
Nous faisons d'autres enfants,
Enfants de misères,
Mais enfants faits de sang.
Odeurs fades de trottoirs,
Odeurs teintées de noir,
Couvrant la terre entière.
Et comme une gitane,
Couverte d'un soleil d'étoffes rouge,
Sous les sarbacanes, les palmiers :
J'ai envie de danser.
Danser et oublier.
Dans ma robe rouge :
Je danse en rouge.
Je pense en rouge.
Je me sens sang.
Sang : couleur rouge.
© t.rez
J'ai envie de parler d'un sujet qui touche :
" notre mode d'expression. "
Je pense que ça vaut la peine de réfléchir
sur la manière dont nous diffusons
nos textes ou nos images.
Il est parfois difficile de cerner
la chose qui rend un blogue intéressant.
Les échanges offerts peuvent être puissants.
Ils poussent à la réflexion et
nous obligent à descendre en soi,
à prendre de l'intensité,
ou au contraire à laisser tomber.
Ce qui me choque souvent est
le non-respect de l'autre,
qui peut être l'auteur de son blogue.
Celui qui invente son histoire,
ou se crée un personnage
au travers de son blogue et va
en démolir un autre.
Ça se révèle assez courant,
et ce n'est pas anodin !
Alors, où se trouve le respect
chez ces personnes ?
Le fait de tenir un blogue donne t-il ce droit ?
Le fait de tenir un blogue permet-il cette torture ?
Car la personne touchée en souffrira,
mais ça ne se verra pas,
un blogueur n'est pas visible !
Et que cette personne finisse
par devoir quitter son blogue,
jusqu'à être arrachée de ses amis,
est à mon sens malsain.
Ah oui, on peut me dire qu'elle a choisi !
A elle de se trouver une autre plate-forme,
s'il lui reste le courage d'encore oser.
Mais les bases de ce départ me révoltent.
Il y a donc autant de blogueurs viles
que de blogueurs honnêtes.
Il faut être fort pour résister à ces atteintes
obsédantes et souvent ambigües.
Inutile de dire que c'en est troublant.
Je veux ajouter que :
la valeur d'un blogue n'est pas
proportionnelle à son nombre de visiteurs.
Pourquoi ce titre ?
Parce que la personne se trouvera troublée
et largement blessée.
Un titre sur la souffrance en somme.
à Moriquendi